Demander des informations ou un devis Whatsapp

Service de rédaction pour tous vos contenus et documents

Mémoire, TFE, PFE, thèse, transcription audio / vidéo, rédaction Web / SEO, traduction

COMMANDEZ VOTRE DOCUMENT
Zéro déchet d'emballages ménager: dans la région Wallonne: impacts et alternatives

Zéro déchet d'emballages ménager: dans la région Wallonne: impacts et alternatives

Zéro déchet d'emballages ménager: dans la région Wallonne: impacts et alternatives

Introduction

Dieu a dit à travers (la corruption est apparue sur la terre et dans la mer du fait des agissements des hommes) (sourate Ar-Rûm, 41, Coran P.408).

Ces cinquante dernières années, la consommation excessive aux combustibles fossiles a accroit notre empreinte écologique. L’utilisation de l’électricité, la nourriture, les cosmétiques, les plastiques et les accessoires est inévitable dans notre vie quotidienne. Ces éléments sont à la fois essentiels et complémentaires et font des impacts nuisibles à la terre et à la mer (l’exploitation des ressources naturelles, augmentation des polluants atmosphériques, réchauffements climatiques, acidifications de l’océan, déforestations, eutrophisations, l’utilisation de l’eau douce, etc.). Actuellement, on a besoin d’une planète et demie pour soutenir notre mode de vie. Et si tous les pays sur terre vivaient comme les pays riches donc on aurait besoin de quatre planètes. En revanche, les réformes humaines évitent de s’attaquer aux causes profondes du problème et tentent de réparer les effets qui peuvent être résolus sans toucher à la vie au luxe des consommateurs.

  Compte tenu de l’état d’urgence climatique, l’une des solutions indispensables est la réduction de nos déchets d’emballage ménagers. A l’échelle mondiale, il faut limiter le réchauffement climatique à 2 °C, les émissions de CO2 ont atteint leur maximum historique (pic) avant 2020. La lutte contre le changement climatique est indissociable d’une politique ambitieuse de gestion des déchets. La transition sociétale vers des modes de vie « Zéro déchet » est un des piliers indispensables, la démarche zéro déchet peut-être par ailleurs un facteur d’émancipation sociale (la manifestation à Bruxelles pour le climat, 2019). 

Les familles ZD indiquent que limiter nos déchets pour préserver notre planète est indispensable, et qu’on ne doit pas seulement réduire les déchets, mais il faut les éviter, car le meilleur emballage c’est celui qui n’existe pas. L’environnement n’est pas un simple pilier, mais une condition au développement économique et social, la sensibilisation doit être à la hauteur de l’enjeu de la situation.

Le comportement des ménages joue un rôle important en matière de quantités de déchets d’emballage ménagères, la prise en charge de ces déchets engendre des impacts (environnementaux, économiques, sociaux), ceci nous invite à nous interroger sur la réduction de déchets d’emballages ménagers à la source pour pouvoir réduire ces impacts.

Plus de 90 % de biodiversité est perdue, 80 % d’emballages microplastiques finissent dans la mer (conférence à l’ULB, novembre 2019), à part des incinérations de déchets ménagers qui produits plus de 2,9 % KT éqCO2 de total 36535 Kt2q CO2[1].

En 2019, 416 kg de déchets municipaux par habitant ont été collectés dans toute la Belgique, le chiffre doit forcément diminuer pour atteindre les objectifs du développement durable fixés pour 2030. En Wallonie, en même année, le taux de déchets municipaux collectés par habitant est de l’ordre de 453,81 kg. Dans le cadre du développement durable et vers une économie circulaire, en 2020, 52,6 % soit 998 KT de déchets ménagers et assimilés collectés en Wallonie sont dirigés vers le traitement par recyclage, 45,1 % vers des unités de valorisation énergétique[2].

Dans ce contexte, nous avons fixé une problématique qui mènera à une compréhension approfondie de la situation de la gestion des déchets ménagers en Wallonie : quels sont les impacts environnementaux, économiques, et sociaux de déchet d’emballage ménager dans la Région wallonne ? Afin de relever le défi de « zéro déchet » dans les ménages de la région, quelles sont les actions alternatives à mettre en place ?

Pour répondre à ces questions, nous avons catégorisé le projet en troisparties. La première partie représente la revue littéraire, le contexte général et régional de déchets d’emballages ménagers.

La deuxième partie représente le travail empirique du mémoire, qui est sous forme d’étude intégrée, visant à mettre en place des actions alternatives aux citoyens de la Région wallonne pour arriver au « zéro déchet ». En évaluant les facteurs sociaux, économiques et environnementaux liésaux comportements des familles non-ZD, et enfin se consolident et influencent la démarche « Zéro déchet » et seront responsables de la réussite ou l’échec de la Wallonie à l’égard de ce défi existentiel.

§  Lesfacteurs sociaux comportent principalement la divergence entre les intérêts économiques et les défis environnementaux, la législation contraignante visant la prévention et la précaution contre le débordement des déchets ménagers et assimilés. Nous étudierons aussi les politiques d’investissement adoptées pour faire face à ce phénomène, ainsi que l’influence de la caractérisation sociale (âge, sexe, statut familial) sur l’engagement des familles en Wallonie dans la démarche de « Zéro déchet ».

§  Les facteurs environnementaux : nous allons déterminer les empreintes écologiques[3] des familles pour évaluer leurs besoins, et l’impact de leurs déchets ménagers ainsi que les méthodes d’optimisation. Pour ce faire, en nous basant sur les travaux de la Fondation GoodPlanet, nous allons calculer les émissions annuelles de consommations domestiques (alimentation et déchets), nous allons aussi identifier l’empreinte en eau de chaque famille, et enfin, l’index de développement humain (IDH).

§  Les facteurs économiques : nous mettons en lumière dans cette partie la liaison entre le PIB des familles et les méthodes d’éco efficacité, en particulier le découplant de la croissance de l’utilisation des ressources. Finalement, nous allons exposer la démarche de gouvernance participative CtoC (cadle to cadle), qui sera mise en œuvre entre deux échantillons de familles (zéro déchet, et famille normale) pour étudier l’impact de la démarche sur le taux de production de déchet/habitant, le taux de recyclage et le coût de traitement de déchets.

Ceci permet de favoriser la politique et inciter les familles non-ZD à s’intégrer à la démarche. L’étude se base sur des entretiens exhaustifs semi-directifs des échantillons de familleset une analyse multicritère qui synthétise les résultats des entretiens. Nous allons ainsi présenter la méthode de recherche et de collecte de données, ensuite nous enchainons par l’interprétation des résultats qui va se baser sur une comparaison des deux catégories de familles produite par le logiciel D-Sight.

La troisième partie du mémoire est la partie de discussions et analyses. Celle-ci consiste principalement à conceptualiser un scénario de consommation optimum basé sur les résultats des entretiens des familles ZD, et un scénario d’implications prévues en cas de consistance de consommation suivant une approche nonZD.

À la fin de cette partie, nous allons exposer aussi le plan wallon des déchets-ressources mis en place par la législation afin d’intégrer la région dans la politique du développement durable du pays et traiter le phénomène des déchets à la source et réduire leurs volumes ainsi que leurs implications sur l’environnement.

De la sorte, nous arrivons à la conclusion du mémoire qui comporte une synthétisation générale du travail, ses apports au domaine de la recherche dans le cadre de la gestion écologique et le développement durable. Nous achevons ce projet par une présentation de nos préconisations pour développer cette démarche et optimiser son rendement.

 

Cadre théorique et revue littérature

La conception du zéro déchet dans les ménages, l’emballage

Les déchets

 

Selon la loi du 15 juillet 1975, il est considéré comme un déchet : « Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit, ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que le détenteur destine à l’abandon »[4]

Larousse présente les définitions suivantes du mot déchet: « ce qui tombe d’une matière qu’on travaille », « perte, partie irrécupérable de quelque chose », « personne avilie moralement et physiquement dégradée ». La langue française détermine ainsi le déchet comme quelque chose d’inutilisable, d’irrécupérable, voire de moralement méprisable[5]. Selon l’ADEME un déchet correspond à tout matériau, substance ou produit qui a été jeté ou abandonné, car il n’a plus d’utilisation précise. Selon le Russe dictionnaire un déchet c’est un débris, restes d’aliments, qui sont impropre à la consommation ou l’usage ; et des matériaux rejetés comme n’ayant pas une valeur immédiate ou laissés comme résidus d’un processus ou d’une opération ; ou soit des produits incombustibles et inutiles du métabolisme des cellules vivantes, destinés soit à être rejetés.

Selon la directive 2008/98/CE relative aux déchets : le terme déchet est « toute substance ou tout objet dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire »